5 faits importants sur l’AVC
Savoir l’essentiel sur l’AVC (accident vasculaire cérébral, attaque cérébrale) est important pour pouvoir agir, c’est-à-dire le prévenir et réagir correctement en cas d’urgence. Les 5 faits suivants aident à se protéger de l’AVC et de ses conséquences.
1. Il y a souvent des signes avant-coureurs
Un AVC n’est souvent pas un coup de tonnerre dans un ciel serein, au contraire, des signes avant-coureurs se manifestent quelques heures ou quelques jours avant. C’est ce qu’on appelle accident ischémique transitoire (AIT), mini-attaque ou éclipse cérébrale. Il s’agit de mini-AVC qui s’estompent rapidement. Les symptômes d’AIT sont les mêmes que ceux de l’AVC: troubles de la parole ou de la vue, paralysie d’un côté du corps ou troubles sensitifs au visage, dans les bras ou les jambes. En cas d’AIT, même si les symptômes disparaissent, il faut toujours composer le numéro d’urgence 144.
2. L’AVC vient souvent du cœur
Environ un tiers des AVC sont cardio-emboliques. Cela veut dire que le caillot qui va obstruer une artère du cerveau et déclencher l’AVC provient du cœur. La cause est souvent une fibrillation auriculaire non soignée. La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque fréquent, dans lequel les oreillettes se contractent de manière irrégulière et le plus souvent trop rapide. De ce fait, un caillot de sang peut se former dans l’oreillette ou l’auricule gauche et être entraîné vers le cerveau. Si le pouls est souvent irrégulier et/ou trop rapide au repos (plus de 100 battements par minute), il convient de consulter un-e médecin.
3. En cas d’AVC, chaque minute compte
De nos jours, on soigne la plupart des AVC avec succès. L’important est de toujours réagir immédiatement en cas de symptômes et de composer le numéro d’urgence 144. Réagir rapidement accroît les chances d’échapper aux séquelles ou de les limiter.
4. On peut prévenir l’AVC
Il est possible de réduire le risque d’AVC. Pour cela, l’essentiel est de ne pas fumer ou d’arrêter de fumer, d’avoir une activité physique régulière et de soigner les facteurs de risque que sont l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et l’hyperglycémie (diabète). En cas de fibrillation auriculaire, il faut prendre des anticoagulants pour réduire le risque d’AVC. Une prévention optimale permet d’éviter 50% des AVC.
5. La prévention de l’AVC protège aussi de la démence
La démence vasculaire est la forme de démence la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Elle est causée par des troubles circulatoires dans le cerveau. À l’origine: des maladies des vaisseaux sanguins cérébraux, un gros AVC ou plusieurs petits AVC qui peuvent même passer inaperçus. Prévenir l’AVC, c’est donc se protéger en même temps de la démence.